
Il existe de nombreuses organisations et institutions pour la transition écologique, à l’origine de nombreuses réglementations et recommandations qui peuvent être difficiles à appréhender. Les indicateurs environnementaux se multiplient et requièrent parfois quelques connaissances scientifiques pour les comprendre. Les conférences que je propose visent à éclaircir le paysage politique et scientifique de la conservation pour en garder les éléments essentiels : les rapports à connaître, les indicateurs à suivre et les réglementations spécifiques à un secteur socio-économique donné.
Les institutions non gouvernementales engagées dans la promotion et le développement des connaissances scientifiques sur les changements globaux jouent un rôle primordial dans la conservation. Elles permettent l’harmonisation des savoirs et des pratiques ainsi que l’engagement des États à atteindre des objectifs environnementaux. Certaines de ces institutions et organisations sont connues du grand public et ont acquis une grande visibilité, comme le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Ses rapports font figure d’autorité et participent à la sensibilisation de plus en plus massive aux enjeux climatiques. L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) est l’organisation à l’origine de la création de la liste rouge des espèces menacées, qui a elle aussi intégré la culture scientifique du grand public. D’autres reçoivent moins de couverture médiatique, comme la Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (IPBES), considérée comme le GIEC de la biodiversité. L’IPBES coordonne l’évaluation mondiale de l’état de détérioration des écosystèmes. Elle recommande les actions à mettre en œuvre pour leur protection et présente les différentes éthiques environnementales ainsi que le rôle des savoirs et des populations autochtones.
Les rapports de ces groupes internationaux peuvent ensuite être déclinés par les gouvernements. La conservation de la biodiversité et l’atténuation des changements globaux doivent passer par une planification politique ambitieuse à long terme. C’est pourquoi des stratégies spécifiques aux différents enjeux environnementaux sont rédigées et appliquées par les gouvernements. Elles s’appuient sur les connaissances et les indicateurs scientifiques fournis par les institutions évoquées précédemment et par des conseils et structures de recherche scientifique nationaux. Par exemple, en France, la Stratégie nationale pour la biodiversité est un plan quinquennal de protection de la biodiversité sur le territoire français ; elle s’appuie sur les travaux de la Convention sur la diversité biologique (CDB), organisatrice des COP Biodiversité, de même que la Stratégie nationale bas-carbone s’appuie notamment sur les travaux du GIEC.